samedi 8 janvier 2011

La météo, en direct d'Esperance.

Dernière ville escale sur la côte du Western Australia : Espérance.

On profite des eaux turquoises pour se rafraîchir avant d'entamer un LONG périple de plusieurs jours dans le désert, à la rencontre de la culture aborigène et du célebrissime Ayer's Rock!


 

Vous voyez qu'on pense à vous!  ;)

Bon, à la prochaine...
Et comme dirait Sophie Favier: "Soyez sages...mais pas trop!"

mercredi 5 janvier 2011

Don't worry, be happy!

C'est en écoutant la célèbre chanson de Bob Marley sur mon baladeur MP3 que j'ai eu une révélation soudaine: "Mais ce mec a vraiment tout compris!". Je doute que Bob ait un jour affronté des intempéries comme nous avons pu en rencontrer dans notre périple en direction du nord, mais je suis sûr qu'il m'aurait dit "Xavier, relax! Pas la peine de stresser. There are plenty of things to see. The world is yours".
Bon, évidemment le gars planait constamment. Mais il avait quand même raison: don't worry be happy.
Retour à la case départ: Perth

Ce n'était pas vraiment le plan initial, mais nous y revoilà: Perth. Les pluies diluviennes de la saison humide auront eu raison de nous: cap Sud pour la suite du roadtrip avec pour escales les plages désertes de la côte ouest, les vignobles de Margaret River et les fôrets d'eucalyptus géants.

Plus on est de fous plus on rit.
C'est une longue route qui nous attend. Et pour la rendre plus amusante, nous avons décidé de recourir à une pratique très répandue en Australie: le lift (covoiturage en anglais)! 48h plus tard, "hit the road Jack" en compagnie de Robin, 22 ans, français et de Andréa, 27 ans, allemande. On l'aura fait: l'auberge espagnole dans 10m².


Burkas et crustacés

Plages de sable fin, ciel bleu et eau turquoise, ça finirait presque par lasser. Mais impossible de résister à la traditionnelle petite photo de bord de plage et à la baignade salvatrice. Ca tombe bien, nous voilà à Dunsborough pour l'après-midi. Une fois rafraîchis, nous prenons un peu de hauteur en rejoigant Cap Naturaliste et ses collines pour une marche d'1H30 qui offre un panorama exceptionnel. Pourtant, avec un voile sur la tête, c'était mal parti pour admirer la vue.

Pour savoir pourquoi j'ai opté pour la burqa, regardez la vidéo qui suit.

 
 Chef, un ptit coup on a soif!

Paradis des surfeurs et Mecque des amateurs de bon vin, Margaret River ou "Marg" pour les locaux, a de quoi satisfaire le plus grand monde.Vous le savez sûrement, le surf, c'est pas trop notre truc. On a donc opté pour la bouteille. Première surprise, les noms du vin sont français: Cabernet Sauvignon, Merlot et autres grands crus sont à la carte. Histoire de légitimer un dégustation matinale à 10 heures du matin, nous prenons bien la peine de préciser que nous sommes Français. Après dégustation et sans être chauvins, tout le monde s'accorde pour dire que rien n'égale le vin français.

On descend à la cave.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, "cave" en anglais signifie "grotte". Il y en a des dizaines dans la région mais notre choix se porte sur Giant Caves. Ce n'est certes pas la plus touristique mais c'est de loin la plus aventureuse. Tunnels, pentes abruptes, obscurité totale. L'amour du risque.



Augusta / Cap Leeuwin

Le temps de nous remettre de nos émotions (et de notre cuite?), Cap Leeuwin, à 2h de là, nous ramène à la plage et à la lumière du jour. Détail géographique amusant, c'est à cet endroit que les eaux des océans indien et austral se rejoigent, faisant chuter la température de l'eau de quelques degrés. L'endroit n'en demeure pas moins idyllique pour une après-midi de détente à pique-niquer dans l'herbe, à nourrir les mouettes et à tenter, comme notre ami Robin, d'apprivoiser les dauphins qui nagent près des quais.


Promenons-nous dans les bois...


Autre lieu, autres paysages: les forêts d'eucalyptus aux alentours de Pemberton et Manjimup. Ici, ce sont les arbres centenaires qui nous ouvrent grand les branches. Au sens propre comme au sens figuré: activité phare dans la région --> grimper au sommet des arbres! Assez flippant, il faut l'avouer.


Plus familial, le Tree Top Walk et son centre culturel nous ont permis de nous taper quelques barres de rire, comme le prouve la vidéo qui suit.


 

Un nouvel an sur la plage


Le voyage dure depuis une bonne semaine à présent et il est de temps de fêter la nouvelle année...sur la plage evidemment!

Plus de détails sur notre soirée dans l'article de Florent.

Histoire de clôturer l'année (et l'article) en beauté, ne me reste plus qu'à vous souhaiter à tous UNE BONNE ANNEE 2011!

 

[Xavier]

Happy new year from Windy Harbour !

Loin de toute civilisation, Windy Harbour est un petit village tranquille planté au fin fond du parc national d’Entrecasteaux dans le sud-ouest de l’Australie. Pour la petite histoire, le village a été construit par des colons nostalgiques du mouvement hippie.

Mais revenons à ce qui nous intéresse. Le début de notre soirée de nouvel an est plutôt mal engagé. C’est simple : on est 4 gars, prêts à fêter la nouvelle année, le hic c’est qu’on n’a pas de soirée !

Finalement la sympathie des australiens a joué. In extremis, on trouve refuge dans une des maisons ultra écolo mais aussi ultra technologique de Windy Harbour. Nous sommes accueillis là-bas comme des rois par toute la famille.

Dépaysement garanti à tout point de vue, vous allez bientôt comprendre pourquoi.


Premier dépaysement : Bienvenue à Windy Harbour

Le début de soirée très conventionnel se passe avec une partie de la famille. Nos hôtes : Ann et Dave, et une de leur amie Noëlle. Premiers mots, présentation et coutumes d’usage. Petit à petit, la terrasse se remplit naturellement de nouveaux membres de la famille, tous aussi accueillants les uns que les autres.

L’apparente décontraction perçue chez nos hôtes se ressent également dans leur maison, très fidèle à l’esprit hippie. Pas de portes entre les pièces, chandelles dans le jardin et petites cascades d’eau artisanales dans le jardin.

 
Nous sommes intégrés comme des membres de la famille à part entière et l’ambiance monte d’un ton.



Second dépaysement : Positive vibration



Tout le monde rentre dans la danse. Musiciens ou non, chacun se met à jouer des instruments aux formes bizarres. Grenouille, tortue, orange et je vous en passe. (Non, je n’ai pas été victime d’hallucinations ! ). Tous se laissent aller à danser sur de la musique enivrante. (voir vidéo).

 



Troisième dépaysement : Le coup de l’épice

Et ce n’est qu’après une heure sur place  que les choses commencent à déraper.
Une des femmes de l’assemblée, la soixantaine et plutôt ordinaire, dégaine (selon nos premières observations) un « sac d’épice ». A ce moment-là, naïfs que nous sommes, on ne se pose pas de questions.
Une bonne heure plus tard, elle revient et nous propose de goûter son « special cake » :

-       « Spécial mais spécial comment ? »
-       « Comme un space cake ! », répond-t-elle.

La soirée s’annonce alors sous de nouveaux auspices…

Quatrième dépaysement : tout se partage en famille !

C’est bien connu les fêtes de noël sont un moment familial et nos amis australiens l’ont bien compris !

Après une brève discussion avec Ann, la mère, le coup du space cake nous paraît presque normal. Elle nous explique sans détour que toute la famille consomme des gâteaux surprise et fait une véritable ode du mode de vie hippie.
Dave, le beau-père passe sa soirée à allumer cigarettes épicées sur cigarettes épicées et n’hésite pas à partager sa passion pour le « jardinage » avec ses invités du jour.

La soirée se déroule donc à merveille. Au programme : combat de sabre laser, jonglage avec des boules de feu et déguisements sortis de nulle part. Tout cela s’enchaîne jusqu’au petit matin.




Bref, tout ça pour vous dire que de 18 à 80 ans, rien ne les arrête, ils s’amusent comme des fous !

Cinquième dépaysement : la théorie du lendemain

La soirée se poursuit sur le même rythme et tous les invités finissent très fatigués… Difficile de tenir jusqu’à minuit quand la fête dure depuis 18 heures. Preuve à l’appui :



A notre départ, Ann et Dave, nous invitent à repasser chez eux le lendemain matin.

Après une bonne nuit de sommeil (réveillés à 6 heures du matin par un Ranger et obligés de faire 20 km pour trouver une place où dormir tranquille), nous sommes de retour chez nos hôtes.
Au menu café et cake à la carotte mais cette fois-ci, pas de soucis, Ann nous assure que ce n’est qu’un simple gâteau !

Florent

vendredi 24 décembre 2010

A la conquête de l'ouest

Si le titre de ce post fait sûrement un peu western spaguetti, ce n'est pas par hasard. En effet, vos deux fidèles aventuriers se sont transformés en cowboys virils et bronzés pour partir à la conquête d'un territoire encore hostile: le Western Australia.

Accompagnés de Patrick, notre fidèle destrier (modèle 83 de la Toyota Hiace), nous avons décidé d'entamer un prériple de 3000 km,  qui devrait nous emmener de Perth à Exmouth, en passant par de nombreux parcs nationaux parmi lesquels Les Pinnacles, le Kalbarri National Park, Shark Bay, Coral Bay... Dit comme ça, cette succession de noms exotiques ne doit sûrement pas vous évoquer grand chose. Patience, à la fin de cet article vous serez incollables sur la géographie de l'Australie occidentale grâce aux nombreuses photos et vidéos qui suivent.

Point de départ: Perth

Seule véritable grande agglomération de l'ouest du pays avec 1 500 000 d'habitants, Perth est une ville pleine de surprises (nous avions déjà eu l'occasion de vous en parler dand un article précédent). Mais la ville, c'est pour les mauviettes! Des vrais cowboys dignes de ce nom tracent leur route dans le désert, sans craindre la chaleur, le froid et les animaux sauvages. La preuve avec cette vidéo.

Vous remarquerez la facilité avec laquelle le courageux Florent apprivoise l'animal. Un tel contact avec la nature demande des heures d'observation et une patience d'ange. Il faut se fondre dans le paysage en quelque sorte...

 Première escale: les Pinnacles.

Avec des paysages dignes d'un fond d'écran Windows Vista, le NAMBUNG NATURAL PARK doit surtout sa renommée à de grands blocs calcaires qui semblent sortis du désert par magie. Le paysage est lunaire, la chaleur est solaire mais l'endroit est bien terrestre. Accessible par une route de sable sinueuse, on se croirait en plein milieu du Sahara. Pour un aperçu des conditions extrêmes, c'est par ici!


 

Deuxième escale: Kalbarri

Retour sur la cote à présent avec une escale à Kalbarri, petite station balnéaire paisible et ensoleillée avec pour décor des falaises au sud, l'océan à l'ouest, la Murchinson River au nord et un parc national de plus de 1000 km² à l'est. Autant vous dire qu'il y a de quoi faire! On commence par une photo des falaises en fin d'après-midi. Mer tourmentée et ciel couvert mais vue toujours aussi époustouflante.


Le lendemain matin, impossible de faire l'impasse sur le Kalbarri National Park. Lever à l'aube pour admirer le coucher de soleil (avec la tête dans le cul il faut l'avouer) et s'adonner aux joies de la conduite sur pistes 4X4 avec notre Van.  ON DECONSEILLE ABSOLUMENT = on a mis 2H pour faire 20km. Faites le calcul : on a roulé à une moyenne de 10km/H. Passez moi la rime, mais dans le désert, c'est un peu la galère.



Cela ne nous a malgrés tout pas empêché de partir en rando à la découverte de Natural Window, une fenêtre creusée dans la roche par l'érosion et de défier les lois de l'équilibre au bord de falaises abruptes avec pour seule vue, des amas rocheux...100 m plus bas! Règle de base: le cowboy n'a jamais peur.





Troisième escale: Shark Bay

Jusqu'à présent on a de la chance, la météo a été clémente. C'est là que tout se gâche...Et on l'apprendra très vite à nos dépends! Après 2 heures de route en direction de Shark Bay et de ses plages de sable blanc, la pluie commence à tomber, tomber, tomber...Sans plus jamais s'arrêter. Que faire, marche arrière après 200km? Ou atteindre notre prochaine escale en chemin à 100km? On décide de continuer.. Si au final on s'en sort, ce n'est pas sans quelques frayeurs.




1 heure après, ROUTE BLOQUEE car inondée. On apprendra à la station service qu'il est tombé en 24H l'équivalent de 6 ans de précipitations. Rien que ça. En attendant, on est quand même tombés en panne en pleine tempête avec moteur noyé! Heureusement, on a fait jouer la solidarité avec nos potes camionneurs du grand ouest et il nous ont réparé ça en deux temps, deux mouvements.

Quand la pluie se calme un peu, on reprend vite la route pour Sharkbay, à 2h de route. L'endroit -idyllique par beau temps- est mort à souhait quand il pleut. Mais comme le dit le diction "après la pluie, le beau temps" et là, c'est l'émerveillement. Plages de sable blanc, panoramas insulaires aux 1000 couleurs...

Les photos parlent mieux que les mots donc...





Top du top, dans l'eau, on peut croiser des dauphins.


...Mais aussi des tortues, des requins et.....(surprise dans la vidéo)



Y'a pas à dire, Shark Bay, ça en jette!

Suite du voyage...?

La suite du programme, c'est Exmouth et la barrière de corail. Mais là pas de chance, en raison des inondations, TOUTES LES ROUTES DU NORD SONT BLOQUEES. Tant pis! On remet ça à plus tard!

Retour à Perth pour fêter Noël et prendre ensuite la route du sud pour de nouvelles aventures!

(Xavier)

Qu'il est beau notre van !


48 heures auront suffit pour l’achat de "Patrick". Un peu vieux (27 ans) mais en très bon état selon le contrôle technique avec « seulement » 227 000 Km au compteur.

Tout confort – avec une cuisine, un frigo, un séjour et même un lit deux places – notre Toyota Hiace frôle le grand luxe ! Enfin presque, si tout ça n’était pas concentré dans 10 petits m2.

Voilà la bête :



=> La bull barre accrochée au pare-choc, accessoire indispensable pour venir à la rencontre de la faune sauvage en Australie.

Vous avez sans doute remarqué le legs des anciens propriétaires : les petites fleurs sur le devant et le fameux collier à fleur accroché sur le rétroviseur. On va dire que ça fait très… hippie.

Après les diverses formalités (assurance, réparations, etc.), le plus dur est fait. Il est maintenant prêt à prendre la route.

Volant à droite, boîte de vitesse au volant et conduite à gauche, la prise en main n’est pas si facile mais on s’y fait.
En fait, le plus dur c’est d’éviter les kangourous qui sautent d’un côté à l’autre de la route n’importe où et n’importe quand !


C’est aussi, supporter ces interminables lignes droites qui parcourent l’Australie. Ok, c’est beau mais au bout de 200 Km, c’est un peu répétitif !!!




Bon tout ça pour vous dire qu’après quelques jours de paperasse sur Perth, on prend enfin la route 

Florent

(daté du 14 décembre... oui un peu de retard...).



 

lundi 13 décembre 2010

Bye Bye Caltex !

Voilà, on l’a fait ! 11 semaines non stop chez Caltex (avec 6 jours de congés tout de même) soit au total 66 nuits de travail depuis notre arrivée à Williams. Non c’est bon ne zappez pas, j’arrête avec mes calculs bidons.
Tout ça pour vous faire remarquer ce chiffre : 66, assez proche de 666, chiffre du diable. Comme quoi ce n’est pas vraiment un hasard… Ici, vous le savez déjà, le Malin s’appelle Laurel et dirige la station Caltex.

Bon cela dit, je tiens à vous rassurer. On est toujours vivants, sains d’esprit et on a (toujours) pas signé de pacte à notre insu.

Comme certains diraient : « C’était pas la mort ». - Oui, c’est pas faux en fait...
Ces quelques semaines nous ont permis de devenir de vrais pros dans la confection de burgesr en tout genre, des pâtisseries locales et de connaître par cœur toutes les marques de boissons énergétiques et de soda.
Bah oui, on a pas fait que les vendre, on a dû en goûter quelques unes… dizaines… oups et tout ça sous l’œil de Moscou.

Ah oui, Lucifer a installé un réseau de caméra qui ferait presque pâlir le pentagone si seulement ces joyeux jouets étaient bien orientés. Tout ça pour bien faire comprendre que : « Laurel sait tout et voit tout »… Ouais, en théorie…


Enfin, tout ça pour vous dire qu’on revient enfin à la civilisation après plus de deux mois dans la vraie campagne australienne, là où la bière se consomme comme de l’eau et où personne n’est allé chez le dentiste depuis des lustres (preuve à l’appui - photo du centre).



Départ le 9 décembre de Williams et retour à Perth pour trouver un van qui sera notre compagnon de route pendant un petit moment. Reste à trouver la perle rare… mais comme vous pouvez le voir, on est paré !


( "On the road to survival" - by Jack Absolom)

Ce qui va nous manquer :

- la vie trépidante de Williams,

- voir la relève du matin prendre leur poste à Caltex. 3 irlandais "fatigués" avec encore 10 grammes d’alcool dans le sang et à peine 2 heures de sommeil,

- les mots de Laurel au tableau,

- les cris de la patronne,

- nos beaux uniformes caltex,

- les rafles de burger en bande organisée de nos colocs à 3 heures du mat' sur notre lieu de travail,

- « nettoyer, balayer, astiquer » la cuisine sans relâche,

- travailler 7j/7 (si si on y prend goût, sérieux !),

- les clients bourrés qui nous rendent visite la nuit,

- la bouffe gratuite,

- le cuisinier fou du pub ; marié, 35 ans, fumeur de havane reconnu… et grand amateur de saucisse,

- fucking Franck (il se reconnaîtra),

- la skimpy party et la skimpy du mercredi soir au pub,

- le salon de la maison lorsqu’on rentre à 6 h du matin rempli de cadavres en tout genre. Bouteilles, nourriture, êtres humains (identifiables ou non…),

- les conquêtes honteuses de certains de nos colocs les soirs de beuveries et leur regard rempli de honte le lendemain matin…

- la Swan Draught, Extra Dry, Jim Beam, Jack Daniels, Tequila Gold et Consorts,

- les cafards et les mouches partout, partout, PARTOUT !!!

- le sapin de noël de Simon,

- Puss, la chatte de la boss. Elle crie autant que sa maîtresse mais au moins on peut lui dire de la fermer ! ;)

Florent

samedi 11 décembre 2010

Au tableau!

On ne le répetera jamais assez, dans la vie il faut COMMUNIQUER.
Et ça, notre patronne l'a bien compris. Son dernier joujou en date: un tableau blanc et 4 feutres de couleur.
Pratique, efficace et abordable, cet outil -d'après elle indispensable- devrait renforcer l'esprit d'équipe et permettre d'échanger des informations vitales au bon déroulement du travail de chacun."La communication, c'est la clé du succès" se plaît-elle à répéter. "Il faut y mettre de la passion!", clame-t-elle vigoureusement.  
La preuve avec cette première image:

Traduction:

MERDE MERDE MERDE MERDE, nettoyez votre merde!
La MERDE, ça arrive! ATTENTION à tout le personnel: cette merde est insupportable. A quiconque ce message s'adresse. Quand vous allez chier un coup (désolée pour cela mais c'est la seule façon pour que vous
compreniez). S'il vous plait, jetez un oeil au fond des chiottes quand vous avez terminé pour voir s'il y a de la merde au fond de la cuvette.

MOI, Laurel Lavender, suis malade et épuisée de nettoyer la cuvette des toilettes à chaque fois que je m'y rends. Merci de montrer un peu plus de respect pour les autres.
 

 A nouveau jour, nouveau message au tableau. De la part de Kevin (son mari) cette fois-ci:

"Josh et moi avons nettoyé la machine a café. Merci de la garder propre. "Ne  l'inclinez pas! Cela se produit quand vous transférez les sandwiches de la planche au grille-pain, si vous le ne saviez pas encore. Ca coute cher alors faites attention!
PS: Vous êtes tous une bande de gays! Hahaha. Surtout Nat, Liam et Ross. Et Simon, tu n'es qu'un gros suceur! Ah, aussi! Quand vous jettez les déchets dans la remorque, faites un double noeud aux sacs poubelles et écrasez les cartons. Merci de mettre les sacs à l'arrière et les cartons à l'avant. Merci.  Le gros Kev."

On ne peut pas lui donner tort à la boss. C'est vrai qu'on communique avec son tableau.
Enfin, on rigole surtout beaucoup. Bon, jvous laisse, je file aux toilettes ;)

[Xavier]