mardi 1 mars 2011

The simple life

Ne jamais dire jamais. J'avais toujours juré à qui veut l'entendre que JAMAIS ô grand jamais je ne travaillerais dans les champs..Eh bien, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Enfin, je dirais plutôt que nécessité fait foi dans notre cas. Bien décidés à profiter au maximum de ce que l'Australie a à nous offrir, on a pas mal bourlingué ces dernières semaines.Et tout ça coûte de l'argent! Et comme ni Florent ni moi ne sommes rentiers ou fils de grande famille, nous avons donc enfilé nos habits de paysans et retroussé nos manches pour aller ramasser des fruits dans un verger de Shepparton, à 2 heures au nord de Melbourne.

Je vous arrête tout de suite, on est loin de l'image champêtre de Martine à la ferme.

Je vous fait le topo:
Notre équipement: gants + panier.


-lever à 6h
-Début de la journée 7h. Fin de la journée: 15h30
-Moustiques le matin + rosée + froid / Soleil tapant l'après-midi / araignées + mouches toute la journée.
-20 kilos de fruits à porter sur le dos et une cadence régulée par un fermier à qui on ne la fait pas.

Ca refroidit non?

 






"Ahhhhh l'air de la campagne!"


99% du personnel est Indien et trie notre cueillette!
Le point positif, c'est qu'on a bronzé et qu'une chose étrange ressemblant à un muscle s'est formée le long de nos bras! On a aussi appris qu'il existait des arbres mâles et femelles, que le nashi (ce qu'on a ramassé) est un fruit sensible et délicat et que l'argent ne pousse pas sous les arbres. Pourtant, je vous garantis que j'ai cherché!





Au revoir, au revoir Président!

Vous vous douterez bien, si vous nous connaissez un minimum, que ça ne pourrait pas durer longtemps. Il n'y a pas de mal à être un rat des villes plutôt qu'un rat des champs après tout. C'est donc après 10 jours, le dos cassé et le corps meurtri que nous sommes allés voir le boss pour lui faire nos adieux. Un grand moment d'émotion! Mais toutes les bonnes choses ont une fin...Ou plutôt un début! Car avec l'argent qu'on s'est fait en 2 semaines, nous voilà remis à flots pour Sydney et 1 bon mois de voyage!

5 fruits et légumes par jour

Je conclurai l'article par une remarque personnelle: on nous dit toujours de manger 5 fruits et légumes par jour pour être en bonne santé. Je me rappelle encore de Jacques qui nous encourageait à manger des pommes. Ben, moi je vous dirais qu'il faut les cueillir ces fruits...Et que ça fait mal au dos! Essayez d'y penser la prochaine fois que vous en mangerez.


(Xavier)

samedi 26 février 2011

Dark Vador est gay !

Aperçu à Saint-Kilda: une délégation de l'Empire en train de manifester à la Gay Pride. Il faut dire que pour l'occasion, c'était tout l'Empire gay qui contre-attaquait: la communauté juive lesbienne de Melbourne, l'équipe de rugby gay-friendly, les camionneuses moustachues, les amateurs de sexe SM et même les courageux soldats de la saga Star Wars!


 Mais aujourd'hui, nos personnages de science-fiction préférs étaient bien décidés à mettre le côté obscur de la force au placard...pour en sortir justement! C'est donc tout naturellement qu'on a pu les voir remuer leur derrière robotique aux côtés de jeunes hommes dévêtus et de distribuer des capotes et du lubrifiant à la foule. Déconcertant. Tout comme le nouveau vaisseau spatial apprêté pour l'occasion. En 2011, adieu les couleurs tristes et bienvenue aux teintes plus gaYes de ce superbe cabriolet rose bonbon!


Enfin, pas de gay pride sans concert! Et pour l'occasion, la musique semblait vraiment denir d'une autre planète: trasnformistes qui se déhanchent sur George Michael, Boy Georges et Village People et danseurs excentriques semblaient avoir perdu tout sens du ridicule, comme l'atteste cet étrange tandem.
















J'imagine la tête de Luke Skywalker s'il voyait son père ici. Surtout en train d'utiliser cet appareil -->


Que la force soit avec toi Luke.

(Xavier)

jeudi 17 février 2011

Melbourne City


Après une dizaine de jours passés à Adelaïde et sur la Great Ocean Road, nous voilà enfin à Melbourne. Avec ses 4 millions d’habitants, la capitale de l’état du Victoria est la deuxième agglomération d’Australie.
Un petit bout d'Europe...

La plus européenne des villes australiennes, Melbourne est connue pour son mélange d'architecture de l'époque victorienne et de buildings modernes. Une fois débarqué dans la City, c'est la première chose qui nous a frappé.


Les bâtiments historiques et les nombreuses galeries marchandes abritent des cafés et des petites boutiques qui bordent les rues du centre-ville.

Swanston street

"Meet you at Fed Square !"

Federation Square est le lieu où tout le monde se donne rendez-vous. A deux pas de Flinders station, il y a toujours quelque chose à faire sur Fed'. Doté d'une architecture ultra moderne, ses bâtiments renferment plusieurs musées, des cafés et des restaurants.
Laissez-vous aller et imaginez-vous un instant : installé sur une chaise longue, cocktail à la main, en train de profiter de l'écran géant installé sur cette immense place !


Quand vient l'heure de manger, détour obligé par le Queen Victoria Market. Fruits, poissons, fripes... les commerçants vendent de tout à prix modique dans ce marché couvert ! Rien que pour vous donner une idée, on a fait une folie : une barquette de fraise ! Ce qui nous a coûté... 50 centimes de dollars !

La météo fait des siennes

Capricieuse. Voilà comment résumer en un mot la météo locale. Les habitants de Melbourne ont l’habitude de dire qu’il y a « quatre saisons en une journée ». Difficile à croire mais je vous garantis que c'est vrai ! Un début de matinée nuageux ou pluvieux peut se transformer en une après-midi où le soleil vous brûle la peau. Un conseil : sortez couverts :)

Sportive

Ici pas de joggers du dimanche. Le footing c’est plus qu’un sport, c’est une RELIGION.
En fin d’après-midi, les parcs de la ville sont envahis par les coachs et les sportifs de tous les âges. Assez pour nous faire complexer et songer (peut-être) à investir dans une paire de baskets !






Mais on ne fait pas que courir! Melbourne possède le plus grand stade de cricket au monde, le Melbourne Cricket Ground, qui trône juste à côté du Rod Laver Arena, bien connu des amateurs de tennis.

Le temple de L'Open d'Australie pendant le mois de janvier
Margaret Court

Le Grand Prix de Formule 1 et l’Open d’Australie se déroulent ici chaque année.


Cultivée

Capitale culturelle par excellence, Melbourne regorge de musées où l’interactivité est mise en avant.
L’Australian Centre for Moving Image présente l’évolution des médias (tv, cinéma, etc.) depuis le début du XXème siècle. Bien fichu, on a pu créer notre propre film, se confronter à un tas d'illusions d'optiques et retrouver nos 12 ans en jouant aux cultissimes Megadrive et Nintendo 64. C'est de loin le musée qu’on a préféré !



Ah oui, j'allais oublier ! Le lien qui suit nous met en scène dans un décor futuriste. Matrix peut aller se rhabiller !
Cliquez ici : http://www.acmi.net.au/timeslice/Timeslice.htm?file=ts-20110203-ffd25b60e2c66ab06ff8a98f0c83f36e.flv


Autre coup de cœur : le Melbourne Museum. Les dinosaures,  les corps humain, le cerveau, l’histoire de la ville… Cet édifice imposant abrite une multitude d’expositions permanentes.
L'occasion pour nous d'exercer notre mémoire, comprendre la signification de nos rêves et même de créer des illusions d'optique.







Côté musique, on a opté pour le old school. Direction l'auditorium à ciel ouvert du parc Alexandra pour écouter l'orchestre symphonique de Melbourne. 
Autant vous dire que la moyenne d'âge du public était sensiblement élevée... Mais cela n'a rien enlevé au charme de l'évènement. Les musiciens ont faits honneur à Mozart et Mahler au terme des 2 heures de spectacle.







Un vrai melting-pot

Chose étonnante, dans les quartiers autour du centre-ville, certaines communautés « possèdent » leur quartier ! Carlton est aux italiens, Collingwood aux Vietnamiens tandis que les bobos préfèrent Fitzroy.


Bon appétit bien sûr !


Chinatown, implanté en plein cœur du centre-ville, possède de multiples restaurants à des prix défiants toute concurrence. « Eat all you can get ». Le message est clair et ça donne des trucs dans le genre :






Contrairement à l'image ci-dessus Melbourne est aussi connu pour sa gastronomie. Les rues du centre-ville sont bordées de petits restaurants aux saveurs du monde et de boulangeries françaises. Budget limité oblige, les mets raffinés n'ont pas été au menu, si vous voyez ce que je veux dire...


La city by night

Pour sortir la nuit, mieux vaut être bien habillé et bien accompagné, les portes des clubs ne s'ouvrent pas à n'importe qui ! On l'a vite compris après s'être fait refouler d'une boîte qui porte ironiquement le nom de Sorry. Il nous manquait sûrement une chose importante : une grosse paire de seins !


Loin de l'agitation permanente, les toits font partie intégrante de la vie nocturne de Melbourne. Restaurants chics, bars et cinémas ont pris de la hauteur pour échapper pendant quelques heures à l'effervescence d'en-bas.

Après une semaine intense dans ce petit New-York version australienne, on peut dire qu'on ne s'est pas embêtés ! Culture, détente, sport... à chacun son dada. Melbourne est une ville où il fait bon vivre, un vrai coup de cœur pour nous.

(Florent)




mardi 8 février 2011

On the (Great Ocean) Road again....

C'est Brice de Nice qui va avoir les boules! Après 10 jours géniaux passés à Adélaïde, nous  partons à présent pour Melbourne. Et pour cela, nous allons emprunter la célébrissime Great Ocean Road! Si le nom ne vous évoque rien, peut-être que celui de Patrick Swayze éclairera votre lanterne. Eh oui, Point break - ou l'histoire d'un surfeur qui chercher désespérément LA vague parfaite. Eh ben, c'est ici que ça se passe! Pour ceux qui ne situent toujours pas l'endroit, j'imagine que le nom RIP CURL devrait vous aider: c'est sur cette côte que la marque est née. Autant vous dire que c'est une route mythique qui nous attend..

Etape 1: quitter Adélaïde

Plan de route:  Adélaïde - Victor Harbour - Kingston -Great Ocean Road - Geelong - Melbourne.
Distance: 900 kms
Durée: 1 semaine
Équipage: Florent, Xavier et 2 nouveaux lifts: Nane et Lena, 2 allemandes.

Comme depuis le début du voyage, on a décidé de voyager relax. 150 km par jour MAXIMUM.

Soleil, détente, nature et rien d'autre! C'est pourquoi notre première escale se trouve à seulement 90 minutes au sud, dans la petite ville de Victor Harbour, réputée dans la région pour sa petite île Granite Island, reliée au continent par un petit pont de bois où un cheval de trait assure la correspondance. La nuit tombée, on peut même observer des pingouins.  Nous sommes de passage l'après-midi donc pas de rencontre avec les héros de La Marche de l'Empereur pour nous mais tout de même une belle balade.

Etape 2:  Great Ocean Road

Construite entre 1919 et 1932 par des soldats revenus de la Première Guerre Mondiale, cette route est devenue un haut lieu touristique du Victoria ( Ha oui j'allais oublier de préciser qu'on change encore d'état!). Longue de 245 km, elle longe l'océan Indien entre les villes de Warrambool et Torquay et offre des vues magnifiques du détroit de Bass avec des payasages faits de falaises et autres formations rocheuses impressionnantes telles que le Loch Ard Gorge, le Grotto, le London Bridge  et surtout les fameux Douze Apôtres (Twelve Apostles). 

Les douze apôtres, étape mythique de la Great Ocean Road.


Mais il n'y a pas que la plage dans vie, et encore moins sur les superbes côtes australiennes. Quand on se donne la peine d'aller un peu plus loin dans les terres, de belles surprises nous attendent. De très belles même! Les cascades d'Herskins Falls en font partie par exemple. 30 m de haut et uniquement accessible par un petit chemin au milieu d'une forêt humide, on se croirait presque dans un publicité pour Tahiti douche.  ;)                                                                       Et puis, il y a aussi les villes de front de mer, comme Geelong et ses 104 bittes d'amarrage sculptées (Cf. photo ci-après) et Torquay, berceau de la culture surf grâce à sa marque mondialement connue Rip Curl!  Magasins de plage, écoles de surf et musées consacrés à la glisse se succèdent. ÉVIDEMMENT, on n'a pas pu résister à une petite virée shopping!
Geelong, dernière ville avant MLB. Sur la photo, 3 belles blondes
 Savoir surfer sur la vague        A l'école de surf, quand un débutant rate une vague, le moniteur lui répète toujours No worries, mate! You'll catch the next one. C'est donc avec philosophie que nous prenons notre planche sous le bras gauche et nos valises sous le bras droit pour essayer d'attraper la prochaine....ville: Melbourne! Mais bon, ça c'est une autre histoire et c'est Flo qui s'en charge pour le prochain post.
Moi, en attendant je vous laisse, j'ai rendez-vous avec Brice. Il paraît qu'il a repéré la vague du siècle! Mais chuuuuut, c'est un secret!

[Xavier]

samedi 29 janvier 2011

Adelaïde

Sophistiquée, cultivée et décontractée, c'est l'image qu'Adélaïde donne d'elle-même, selon notre guide de voyage préféré Lonely Planet. Moins connue que ses cousines Sydney ou Perth, la ville n'est pourtant pas dépourvue d'intérêt. Un séjour de deux semaines nous aura permis de le constater.

Sophistiquée

Seule ville d'Australie qui n'a pas été fondée par des anciens prisonniers ou par des colons aux revenus limités, Adelaïde est plutôt portée sur la religion. Enfin..."était" car aujourd'hui la contre culture est devenue un mode de vie et les pubs, sex shops, restaurants asiatiques et salles de sport orientaux ont maintenant pignon sur rue. Le centre-ville, qui s'articule autour de Rundle Street et de son centre-commercial réussit à conjuguer modernité et conservation du patrimoine architectural: petites arcades XIXème, immeubles de brique rouge et buildings en verre s'alternent en toute harmonie.





Cultivée

L'air conditionné. Voilà, pour être honnête, ce qui nous a poussés à nous rendre au musée. Il faut dire qu'avec une moyenne de 40°C l'après-midi, une exposition sur la vie sexuelle des mouches au Galapagos se vendrait à guichets fermés. Rassurez-vous, la vie culturelle ici est quand même un peu plus évoluée ;) Nous avons donc commencé par une visite du musée de l'Australie du Sud, qui présente la faune et la Flore de la région. Cetains animaux ont d'ailleurs provoqué chez nous une hilarité difficilement contrôlable. Regardez les photos qui suivent. Il n'y a pas forcément grand chose à comprendre...Sauf peut-être pour les plus observateurs d'entre-vous.

Koala défoncé à l'eucalyptus
Indice: regardez le nom latin
Dédicace à Emi!

 Autre musée, autre climatisation, autres oeuvres: the Art Gallery of South Australia.

Riche, intéressant et parfois....déroutant. Le mieux, c'est de vous laisser en juger par vous-même grâce à cette vidéo éducative.



Art chinois, européen, australien...Sculptutees antiques, bustes de Rodin, art contemporain. Il y en a pour tous les goûts. Mention TB pour cette les oeuvres qui suivent. Et NON, l'Art n'a pas de limites (c'est dommage parfois quand même...)!
Florent et la femme parfaite

Déménageursbretons.com
"Moi j'y vais!"
Sans transition, le Migration Museum qui retrace l'histoire des premiers colons en Australie il y a environ 200 ans. La visite vaut vraiment vraiment le coup. On y aura passé 2 heures. A l'intérieur, tout est conçu pour rendre les supports ludiques avec l'intérieur d'un bateau reconstruit, des espèces de jeu qui permettent de se mettre dans la peau d'un immigré (ce qui m'a particulièrement plu, étant moi même un italo-belge immigré en France et de passage en Australie)...Bref, s'il ne fallait en choisir qu'un, je choisirais celui-ci. 

Enfin sauf si vous avez faim! Dans ce cas, une escale à la Haigh's chocolate Factory s'impose. Visite d'usine avec les différentes étapes de fabrication et SURTOUT : la D-E-G-U-S-T-A-T-I-O-N !!! Quand on est un backpacker au revenu assez léger, savourer des chocolats de luxe en feîgnant un intérêt quelconque à leur fabrication, cela devient un varitable mode de vie.

Décontractée        
 Last but not least, Adelaïde est une ville décontractée. Des parcs en-veux-tu-en-voilà, un fleuve paisible, des rues ombragées agrémentées d'oeuvres d'art urbaines, des plages tranquilles où l'on peut lézarder au soleil, des collines verdoyantes...C'est calme et ça fait du bien.

A la palmeraie.
















On s'est même fait un pote au musée des jouets en bois :


Des jouets qui, d'ailleurs, nous ont beaucoup inspiré!

Des jouets pour les plus petits...comme pour les plus grands!

Quand vient la fin d'après-midi, sonne l'heure de se rendre au pub. La belle vie. Notre première soirée, nous l'avons passée au Grace Emily Hotel: ambiance cosy où une cheminée semble succomber sous le poids de dizaines de bougies fondues. Il y a une petite scène à l'arrière, à l'ambiance intimiste, où quelques amoureux de la musique (ou de la bière) se laissent porter par les accords rock'n roll de la guitare, de la basse et du synthé.

Plus mouvementés, les soirs de week-end voient affluer toute la jeunesse environnante et tous les backpackers en mal de musique. Impossible d'oublier notre pub crawl de samedi. Impossible non plus d'échapper à la gueule de bois du lendemain. La tournée des bars avec 50 jeunes, de 21h à 5h du matin, ça laisse des marques. Insolite mais heureusement pour moi, impossible à consulter, la vidéo de moi bourré et en train de faire du rodéo sur une vache mécanique en plein milieu du bar. Florent pourra vous le confirmer: même si j'air désarticulé et que Dieu seul sait comment j'ai tenu si longtemps, j'ai prouvé au monde entier que j'étais un Cowboy.

Chers rédacteurs du Londely Planet, MERCI. Mais vous auriez pu synthétyser en disant tout simplement qu'Adélaïde, c'est de la baaaaaaaallllleeeee !!!!!


[Xavier]

mercredi 26 janvier 2011

Opération : traversée du désert

On vous a quittés alors qu’on arrivait à Albany pour découvrir la ville et ses alentours. Toujours à quatre, mais cette fois-ci avec Charlotte, une française qui s’est jointe à nous pour atteindre Adelaïde. En route, nous avons perdu Andréa mais Robin, lui, est toujours fidèle au poste.

Les alentours d’Albany :

Sur les falaises qui plongent dans l’océan austral, le vent et les vagues ont laissé place à d’étranges formations rocheuses :

Natural Bridge


The Gap




Esperance

A 470  kilomètres de là, nous découvrons Esperance via la Great Ocean Drive, une route qui longe la côte et recèle de nombreuses plages de rêve. Mais attention, les vagues et les courants y sont redoutables !

Vue depuis la Great Ocean Drive :

 

Une pause bien méritée à Twilight Cove :)



Côté ville, rien d’exceptionnel. Esperance ressemble à une station balnéaire comme les autres. Après une escale de deux jours, nous reprenons la route de l’outback sur les traces des pionniers de la ruée vers l’or.

Kalgoorlie-Boulder : la capitale australienne de l’or

Kalgoorlie est une ville d’un autre temps. Les pubs, les banques et les maisons closes (seule ville du pays où ces établissements sont autorisés) s’enchaînent dans les rues. Chaleur, poussière et mineurs assoiffés après une longue journée de labeur donne à la cité une atmosphère de western où le touriste est très vite repéré.






Petite particularité. Dans les pubs, les skimpies servent en petite tenue et n’hésitent pas à donner de leur personne pour amasser les pourboires...
 


Mais Kalgoorlie est avant tout célèbre pour son or. Impossible de résister ! Nous décidons de descendre dans le Mining Hall, la plus grande mine de la région. Pour faire fortune, nous n’hésitons pas à prendre des risques.
Comme de vrais aventuriers, on opte pour le Big Tour, la VRAIE attraction du coin réservé aux gros durs (Décharge de responsabilité en cas d’accident à signer). Combinaison de mineur, lampe torche et bottes. Nous voilà bien équipés pour descendre à 70 mètres sous terre.




Autre attraction célèbre à Kalgoorlie : le Super Pit. Cet immense de plusieurs centaines de mètres nous permet de découvrir une mine d’or à ciel ouvert. Chanceux, ce jour-là, nous avons même droit à une explosion… Enfin, un pétard mouillé comparé à ce que l’office de tourisme nous avait promis !
 

 
Nullarbor Plain : the last place on earth where you would like to break down !

Et pour cause ce no man’s land de 1200 Kms s’étend de Norseman (Western Australia) à Ceduna (South Australia) à travers le désert australien. Notre seul moyen de rejoindre Adelaïde par la route : parcourir les 2000 kilomètres qui la sépare de Kalgoorlie.

Nous avons traversé deux fuseaux horaires en l’espace de quelques centaines de kilomètres. Et c’est à ce moment là que l’on a pris conscience de l’immensité du continent australien !

Climat désertique, aride et sec où les températures frôlent les 45°c en journée, Nullarbor reste une terre inhabitée et inhospitalière où seulement quelques tribus aborigènes subsistent. Il est possible d’y rencontrer des animaux en tout genre. Kangourous, émeus, dromadaires et mêmes dingos !



En résumé, Nullarbor Plain pour les nuls c’est :
 

1.     d’interminables lignes droites

 


 
2. Des roadhouse tous les 200 kilomètres pour faire le plein à des prix exorbitants !



3. Des Road trains (de gros camions avec plusieurs remorques) qui surgissent de nulle part et envoient valser les voiture sur le côté de la route lorsqu’ils décident de vous doubler. 
 




4. Le danger peut aussi venir du ciel ! Des pistes d’atterrissage sont aménagées le long de la Highway pour les avions en difficulté.


Finalement, on l’aura fait ! 3 jours, 9 pleins d’essence et 2000 kilomètres plus tard, arrivée à Adelaïde pour un retour bien mérité à la civilisation !

Florent